L’histoire de la presqu’île
du CAP FERRET

Longue de 25 kilomètres, la presqu’île offre plus de 40 km de plage que ce soit au calme côté bassin ou côté océan. Offrant des paysages splendide et une nature magnifiquement préservée, ce petit coin de paradis détient toute une histoire depuis l’arrivée de ses premiers habitants, principalement des pêcheurs et des ostréiculteurs.

 

Le nom Lège est d’origine incertaine, il pourrait provenir des chênes-lièges autrefois nombreux dans les bosquets. Le nom Ferret est quant à lui un dérivé de l’adjectif « her », qui signifie « Fer » en Gascon. Ce nom fut donné par les navigateurs qui observaient à la base de la dune côtière une ligne sombre due à des affleurements d’alios, un grès ferrugineux imperméable qui constitue le sous-sol des landes. Le Cap-Ferret pourrait donc signifier le « cap du fer ».

Forêt dense du cap ferret

La forêt domaniale de Lège et Garonne

Après la révolution française, l’état devient propriétaire des terres de Lège, des dunes et de tout le Sud de la Presqu’île, cet ensemble est alors rattaché à la commune de La Teste. Après les guerres de la révolution et de l’Empire, les administrations des Ponts et Chaussées puis des Eaux et des Forêts (actuellement « Office National des Forêts ») s’employèrent à boiser les dunes, créant ainsi le Forêt Domaniale de Lège et Garonne.

C’est à cette époque que l’on assécha les sols marécageux en y plantant des pins. Le pin fournira ensuite le bois nécessaire à la construction, au chauffage, à la protection du littoral, à la production de paie à papier, à la fabrication de charbon de bois pour la forge et à la production de résine.

Pourtant, après plus d’un siècle de travail à la constituer, l’état va se dessaisir d’une grande partie de cette forêt qu’il jugera trop couteuse et difficile à entretenir.

L’époque Léon Lesca

En 1863, Napoléon III vendit aux enchères une grande partie de la presqu’île, de Claouey à la ligne actuelle du petit train. Deux frères, Léon et Frédéric Lesca achetèrent la quasi totalité des lots et mettront en valeur cet immense domaine.

En souvenir de ses années passées en Algérie, Léon Lesca fit construire en 1865 la célèbre Villa Algérienne, une villa de style Mauresque malheureusement détruite en 1965. Il s’y installe 5 ans après et y devient exploitant. La Chapelle de la Villa Algérienne, encore visible aujourd’hui à L’Herbe, est le dernier témoin de cet édifice.

Chappelle la Villa algérienne de Léon Lesca vue horloge

Léon Lesca a grandement contribué au développement de la presqu’île du Cap-Ferret, pendant de nombreuses années il développe et exploite la forêt, les réservoirs à poisson, y installe un vignoble de 38 hectares allant de La Vigne, sur les dunes voisines de la Villa Algérienne jusqu’aux Jacquets. Il importe et acclimate le mimosa, construit une jetée, 12 maisons pour le personnel, créée la compagnie du vapeur « Le Courrier du Cap » et une école, où viendront s’instruire les fils des pêcheurs, ostréiculteurs et résiniers.

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Ostreiculteur production huitres cap ferret

Le peuplement de la Presqu’île

A partir de 1860 sous Napoléon III, l’ostréiculture se généralise et des concessions sont octroyées pour construire les premières cabanes ostréicoles.

Les premiers habitants de la Presqu’île étaient des pêcheurs originaires de Gujan-Mestras ou de La Teste qui arrivaient en bateau par le bassin. Pendant la saison de pêche, ils séjournaient sur la côte en aménageant des cabanes pour s’abriter et entre-poser leur matériel.

Dans la deuxième moitié du XIX° sicle, avec le développement de l’ostréiculture, il fallait davantage de place. Des bâtisses se multiplièrent de manière anarchique, ce qui entraina des litiges aves des riverains. L’administration commença alors à fixer les limites du domaine maritime : « L’ESTRAN » , défini par Colbert dans la grande ordonnance sur la marine de 1681, puis réglementa les constructions qui devaient être en bois et les conditions d’occupations réservées aux professionnels de la mer

En 1878, un arrêté préfectoral rendit légal l’existence de 3 villages : Le canon, L’herbe, Piraillan et quelques années plus tard ceux de Piquey, Les jacquets et de l’encoure de la Douane au Cap-Ferret. Arrivèrent alors des fonctionnaires, les gardiens du phare, les douaniers, les gardes-forestiers et des pionniers qui cherchaient du travail ou qui cherchaient à investir. Venant des Landes, des Pyrénées, de Saintonge, de Vendée, ils étaient bûcherons, résiniers… et devinrent souvent hôteliers, commençants ou artisans et contribuèrent tous au développement du Cap-Ferret.

Depuis 1981, les villages des pêcheurs de l’herbe, du canon, Piraillan, des Jacquets, Petit et grand Piquey, et du cap-Ferret sont inscrits à l’inventaire des sites pittoresques de France.

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De la naissance de la station balnéaire à nos jours

Dès 1908, avec l’aliénation des 44 hectares, des terrains sont vendus aux enchères publiques pour des activités orientées vers la chasse, la pêche et les activités nautiques. Cette période voit l’arrivée des premiers habitants et les prémices d’une transformation en une station balnéaire.

En 1919, l’état considère la gestion de la forêt et des berges trop complexes et représentant peu d’intérêts. Il décide alors de se débarrasser de 493 hectares du cap-Ferret. Le nouveau propriétaire, la Compagnie d’entreprises immobilières (CEI) échangea ce domaine contre un autre domaine forestier et commença dès 1920 à le revendre par lot.

Dès les années 50, on assiste à une montée du tourisme avec la venue de nombreux Bordelais qui viennent construire des établissements de luxe destinés à une clientèle aisée. Le développement du Nord de la presqu’île s’accélère avec l’affluence des bordelais arrivant grâce à la route récemment construite. A partir des années 60, le tourisme saisonnier explose.

En 1976, on assiste à la création de la commue de Lège-Cap-Ferret, avec le rattachement du Sud de la Presqu’île (appartenant à La Teste de Buch) à la commune de Lège. Sur ce territoire se trouvait les villages de grand Piquey, Piraillan, Le canon, L’herbe, La Vigne, Le Cap-Ferrat. Ce rattachement s’est fait à la demande des habitants des villages concernés.

 

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